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IV.
Nr. 25.
St. Petersbourg 2. Décembre 1796.

Enfin, chère Krysia, ma détention est terminée. — Graces en souent rendues à l’Empereur, et ce qui est heureux, honorable et selon mes voeux, à un Empereur comme Paul I. Le jour de mon élargissement, 30 du passé, ce Prince a poussé la bonté jusqu’à venir me voir, et s’entretenir avec moi près d’une heure. Contre son ordinaire, il a donné à cette visite une espèce de solennité, et il s’est rendu chez moi suivi des premières personnes de sa cour, et comme disent les Italiens in fiocchi“. Mais entré dans ma chambre, seul, il a deposé aussitôt l’aspect d’un souverain, et n’a voulu paraître qu’homme vertueux, sensible, aimant et aimable. Je ne saurias te rendre actuellement tout ce qu’il ma dit, et cependant chaque mot de sa part est gravé dans mon coeur, et le sera un jour dans le tien. Tu peus juger de la manière dont il s’est constamment annoncé par ces dernières parole: Ah, que je suis content d’ avoir suivi mon propre instinct“.
La chère Tante et mon frère Stanislas seront touchés d’apprendre qu’il se rappelle d’eux les lieux et circonstances dans lesquelles il les a vu, et de tout ce qu’il nomme lui même preuves de leur amitié. Personne n’a obligé ce Prince dans la moindre de choses sans laiser dans son souvenir une impression ineffaçable; à la lettre